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[PODCAST] Manger Bio, pour quoi faire ?

Photo de Fleurianne Mahier

Dans la chronique du 22 mai 2026, nous nous intéressons au Bio : sa signification, son coût et les enjeux autour d’une alimentation plus durable

Bien être animal, utilisation des produits chimiques, transformation des produits, l’agriculture Biologique est un concept centenaire qui séduit de plus en plus de citoyen.e.s aujourd’hui. Mais concrètement, manger bio, est-ce un véritable levier d’action pour un mode de vie plus durable ?

Depuis 2020, l’équipe de The Greener Good prête sa voix à la radio RCF Lyon à travers le podcast Écologie au quotidien. Découvrez nos conseils sur l’alimentation Biologique.

Chronique du 17 avril 2026 – En partenariat avec RCF Lyon

Retranscription du podcast 

🎙️ Anaïs : Quand on parle d’alimentation, l’un des conseils que l’on entend pour repenser sa consommation, c’est souvent de manger bio : mais manger bio, est-ce vraiment utile ? Est-il possible de manger bio sans se ruiner ? Et que se cache derrière ces labels verts sur les emballages produits ? Aujourd’hui, on décrypte le bio avec Fleurianne Mahier de l’association lyonnaise The Greener Good. Bonjour Fleurianne !


🌿 Fleurianne : Bonjour Anaïs ! 


🎙️ Anaïs : Commençons peut-être par un état des lieux. Qu’est-ce que le bio ?

🌿 Fleurianne : Le bio est un diminutif pour “biologique”, et ce qui est biologique du coup ici, c’est l’agriculture. L’agriculture biologique voit le jour dans les années 1920 grâce à un ensemble d’initiatives d’agronomes, d’agriculteur.ices, de médecins et de consommateurs concernés par l’industrialisation de l’agriculture. Iels souhaitent alors développer un courant agricole qui repose sur l’éthique et le respect de l’environnement. 

Aujourd’hui, 100 ans plus tard, ce concept s’est démocratisé et aujourd’hui l’agriculture biologique repose sur 3 piliers principaux : 

  1. Le premier, c’est d’interdire les produits chimiques de synthèse (comme les pesticides) et les OGM et de privilégier la variété des semences et la rotation des cultures.
  2. Le deuxième pilier, c’est le respect du bien-être animal : les animaux d’élevage bio doivent avoir accès par exemple à un parcours extérieur, un espace intérieur assez grand, aéré et lumineux, leur souffrance doit être minimale et ils sont nourris avec des aliments bio. 
  3. Pour finir, le troisième pilier concerne la transformation des produits : donc pas d’ajouts de colorants et d’arôme synthétique, il y a environ 6 fois moins d’additifs que les produits conventionnels et les méthodes mécaniques et physiques sont privilégiées lors de la transformation.   

🎙️ Anaïs : En pratique, une fois dans un rayon, comment reconnaître facilement ces produits ?

🌿 Fleurianne : La méthode la plus simple est de se rendre directement dans un magasin bio (les plus courants : Biocoop, La vie claire, Naturalia…), ça simplifie forcément la recherche ! Sinon, il y a 2 labels principaux à retenir : 

Il y a ensuite un troisième label qui peut être intéressant à rechercher est le label Bio-cohérence, car c’est le plus complet : il comprend quasi exclusivement des produits français, à l’exception de ceux que l’on ne peut pas produire.

🎙️ Anaïs : Ok, donc repérer le bio, c’est plutôt facile ! Mais parlons maintenant accessibilité : comment faire quand on veut concilier ses valeurs avec un budget serré ? 


🌿 Fleurianne : C’est vrai que des produits bio peuvent être jusqu’à 30 % plus chers que dans un magasin conventionnel, selon les produits que l’on met dans son panier ou là où on les achète.

Cependant, en repensant globalement notre alimentation et nos pratiques d’achat, il est possible de trouver un équilibre, non seulement pour notre budget, mais aussi pour notre santé et l’environnement ! 

Vous pouvez  : 

  • Privilégier des circuits courts (c’est 1 intermédiaire maximum entre producteur et consommateur), ça permet d’acheter des produits directement aux producteurs locaux et de réduire les marges des intermédiaires.
  • Vous pouvez aussi consommer local et de saison. Par ex : il est possible de se fournir 93 % des aliments qu’on consomme dans un rayon de 50km autour de la Métropole.
  • Vous pouvez aussi acheter des produits en vrac et non transformés : cuisiner soi-même, c’est est souvent plus économique (et meilleur pour la santé) que de manger des plats préparés 
  • Remplacer la consommation de viande ou en tout cas la limiter, souvent coûteuse, par des protéines végétales comme les légumineuses.

Il est également important de garder en tête que les produits conventionnels ont souvent des coûts indirects : ils sont certes souvent moins chers à l’achat, mais ont un impact considérable sur l’environnement et notre santé (pollution des sols, maladies liées aux pesticides, l’exposition à des métaux lourds…) donc manger bio, souvent c’est plus avantageux sur le long terme !

En-tout-cas, on oublie trop souvent ce qui se trouve dans nos assiettes et il est essentiel de s’y intéresser. Pour aller plus loin sur le sujet, vous pouvez écouter le podcast de notre dernière conférence intitulée “Le dessous de nos assiettes”, disponible sur le site internet de The Greener Good.

🎙️ Anaïs : En parlant de ressources, est ce que vous avez des recommandations sur la métropole lyonnaise ?

🌿 Fleurianne : Bien sûr, pour vous aider, vous pouvez vous procurer notre guide “Bien vivre à Lyon et ses Environs” qui rassemble plus de 900 adresses engagées pour consommer moins et consommer mieux. Vous pourrez y retrouver des noms de magasins, d’épiceries et de marchés bio, mais également des paniers et services de livraison qui vous permettent de consommer en direct des producteurs locaux !
Et enfin si vous voulez vous déplacer en personne pour découvrir des initiatives durables, rendez vous à Villeurbanne le samedi 6 juin pour le Villeur’GOOD Festival. Au programme : un village d’exposant.e.s, des animations, un espace enfants, et même une soirée à la guinguette Madamann !

🎙️ Anaïs : Et donc le rendez-vous est donné, c’est donc le samedi 6 juin, merci beaucoup Fleurianne Mahier de l’association The greener Good d’avoir été avec nous, à bientôt ! 

🌿 Fleurianne : Merci beaucoup, à bientôt !

Source

1https://www.agencebio.org/decouvrir-le-bio/quest-ce-que-lagriculture-biologique/

2Comment consommer Bio et Local lorsqu’on a un petit budget ? Conso.eco , 2024

3https://blog.miimosa.com/manger-durable-pourquoi-comment-et-a-quel-prix/